Tas de choses.

29 mai 09

Harmonie du soir - Baudelaire

Louisebrooks

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir!

"Harmonie du soir" des Fleurs du Mal, de C. Baudelaire

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27 mars 09

Vertige de l'Amour

J'ai aimé. Je t'ai aimé. Toi. Je t'aime. Je t'aime encore. Je ne sais plus trop comment. Je ne sais plus trop pourquoi.
J'ai pleuré. Je t'ai pleuré. Toi. Je pleure. Je pleure toujours. A ton asbcence. A ton hostilité.
As-tu aimé? M'as-tu aimé? Moi.
As-tu pleuré? M'as-tu pleuré? Moi.

A toi mon amour.


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Alain Bashung, une étoile.

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20 juil. 08

Elise

Paris, gare Montparnasse, Elise était assise sur un des ces bancs mi-métal mi-bois, près des quais. Elle regardait le défilé de voyageurs qui s'offrait à elle, elle regardait ces gens défilaient à toute allure, elle regardait. Elle était comme sur pause, immobile à suivre un instant de la vie de chaque voyageur, à faire partie un instant de la vie de chaque voyageur. Elle se disait que c'était presque comme dans un film, et qu'elle tenait le rôle du personnage qui regarde la vie des autres, de peur de rater la sienne. Elle souriait à cette idée là, ça lui plaisait de se prendre pour quelqu'un d'autre, quelqu'un de fictif et de le rendre réel. Des heures passaient, sans qu'elle ne se détache de son personnage, elle continuait à regarder la masse de personnes arriver et partir de la gare, monter et descendre des wagons. D'un bond elle se leva, apercevant un homme, il se détachait de la masse, il avançait vers elle d'un pas déterminé, le bonheur se peignait sur le visage d'Elise, c'était lui, il s'arrêta devant elle, ils se fixèrent longuement, il lui tendit la main, elle hésita pour finalement la prendre et la serrer avec assurance, ils rejoignirent la masse et se fondirent dedans pour ne former plus qu'un avec elle. Elise se disait que finalement le meilleur rôle était celui qu'elle était entrain de devenir, l'héroïne d'un film, l'héroïne de sa vie.


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Julien Pacaud - Bisou tordu

 

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15 juil. 08

"L'art pour l'art" (O. Wilde)



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Julie Morstad - Illustrations


  «Interpréter, c’est appauvrir, diminuer l’image du monde, lui substituer un monde factice de “significations”.» - Susan Sontag



                                                       

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